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Permaculture : effort minimum pour rendement maximum

Le haut rendement alternatif est un vaste sujet. Nous pouvons essayer d’obtenir un haut rendement sur notre capital et patrimoine grâce à des méthodes non conventionnelles comme celles que je vous décris sur ce site (lire ici pour de l’immobilier à haut rendement à l’étranger ou ici pour une stratégie options)

Mais nous pouvons également apprendre à obtenir du « haut rendement » non pécuniaire dans d’autres domaines, et sortir des sentiers battus de la société du « toute chose est une marchandise ».

C’est ce que je vous propose de découvrir aujourd’hui avec la permaculture, qui est une méthode étonnante de production agricole à haut rendement, respectueuse du milieu environnant, sans pesticides ni fertilisants.

La monoculture : un lent suicide écologique pour notre société

La monoculture telle qu’elle est pratiquée depuis la mécanisation de l’agriculture est une catastrophe :

  • pour la biodiversité : les différents pesticides et herbicides tuent une grande quantité d’être vivants pourtant utiles : moins de fleurs, d’insectes comme les abeilles, de lombrics pour aérer la terre, etc…
  • pour la saveur des aliments : du cueilli vert, du mûri pendant le transport, du « beau », mais du « pas bon » (demandez à votre grand-mère la saveur des vrais fruits et légumes)
  • pour l’appauvrissement des sols : les fabricants de produits végétaux (que l’on appelle agriculteurs) doivent mettre des tonnes de fertilisants pour que les plantes puissent se nourrir,
  • pour l’érosion des sols : en Europe ça va encore car le climat est plutôt humide et la terre lourde et épaisse, mais dans d’autres contrées plus sèches et fragiles, la monoculture a provoqué de la désertification essentiellement due à l’érosion (plus de racines d’arbres ou d’arbustes pour retenir la terre lors de fortes pluies ou de forts vents),
  • pour la santé des consommateurs : résidus de produits chimiques dans les aliments, nocifs et « cancer friendly ».
  • pour l’économie : ces exploitations ne sont pas rentables car subventionnées par l’Union Européenne via la Politique Agricole Commune (PAC)

Et ne pensez pas que c’est ce qui a permis de nourrir la population croissante de la planète jusqu’à maintenant grâce à l’amélioration des rendements, car on peut obtenir de bien meilleurs rendements avec d’autres méthodes.

De même, pour produire une calorie de nourriture avec la monoculture, il faut en dépenser l’équivalent de 10 à 12 en énergie fossile.

La permaculture : haut rendement agricole pour nourrir la planète et pour préserver l’environnement

Pour rentrer un peu plus dans les détails, vous pouvez chercher les videos qui présentent notamment l’exploitation de Sepp Holzer, le « père » de la permaculture en Autriche.

Mais en gros, la permaculture est une sorte de forêt jardin, où les interactions entre les différentes espèces végétales, animales (insectes et mammifères), et même minérales (pierres) assurent un équilibre écologique et permettent des rendements incroyables au m2.

Tout ceci sans « intrants » (c-à-d pesticides ou fertilisants) et sans machines. Malgré cela, les sols deviennent de plus en plus fertiles chaque année.

Pour illustrer par des exemples ces interactions bénéfiques :

  • les plantes aux racines profondes (certains arbres) rapportent de l’humidité et des éléments nutritifs aux plantes aux racines moyennes et superficielles. Elles fournissent également de l’ombre à ces dernières, qui ne s’assèchent pas.
  • les pierres disséminées dans les jardins absorbent la chaleur pendant la journée et la diffusent la nuit, cela créée un micro-climat (à l’échelle de cms!) propice à certaines plantes.

Un concept ancien

Après beaucoup d’expérimentations et d’essais (pas de recherche scientifique à l’époque), les populations des hautes terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée avaient déjà mis en pratique ce concept de permaculture.

Ils plantaient dans leurs jardins une espèce d’arbre épineux, le casuarina, qui capte l’azote de l’air, et dont par conséquent la décomposition des feuilles fertilise le sol.

De plus, les racines de cet arbre retenaient bien le sol des jardins pentus et donc évitaient l’érosion. Leur ombre bénéficiait aux plantes et aux animaux (et aux humains).

En savoir plus sur les civilisations et leur survie dans leur environnement

Les civilisations, à travers l’histoire de l’humanité, ont dû lutter et développer des techniques pour survivre dans leur environnement. Certaines y sont parvenu, d’autres non.

Ceci est très bien raconté dans l’ouvrage de Jared Diamond : Effondrement.

Il analyse, grâce aux découvertes archéologiques rendues possibles par les techniques récentes, pourquoi certaines civilisations ont disparu, se sont « effondrées » purement et simplement. Ils utilisent cinq paramètres essentiels :

  • l’impact humain sur l’environnement (déforestation, destruction de la faune, etc)
  • les attaques menées par des voisins hostiles,
  • le commerce et soutien, et leur abandon éventuel de la part de peuples amis,
  • un changement climatique (une période de sécheresse, une période plus froide),
  • les facteurs sociaux, politiques, religieux.

C’est hyper intéressant, il y parle des civilisation mayas, de l’île de Pâques, des Vikings du Groenland, mais aussi plus récemment de la différence entre le développement d’Haïti et de la République Dominicaine qui se partagent pourtant la même île.

Je vous conseille vivement la lecture de ce livre, cela va changer votre vision de l’environnement. Vous pouvez vous le procurer ici.

Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

Conclusion sur la permaculture

J’espère que cet article vous aura appris des choses nouvelles et que cela vous donnera l’idée d’essayer la permaculture au moins dans votre potager ou bout de terrain 😉

N’hésitez pas à partager cet article pour diffuser l’existence du haut rendement agricole respectueux de l’environnement, je pense que c’est encore méconnu par beaucoup de personnes. En avoir connaissance est déjà un premier pas.

Rendement vôtre,

Gaël

ps : que pensez-vous personnellement de la permaculture? La connaissiez-vous? Votre avis m’intéresse…

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